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Si vous désirez apprendre à impacter et motiver les autres, alors vous devez vous y mettre. Mais à quoi donc ? Au storytelling bien sûr. Car une histoire a le pouvoir d’impacter celle ou celui qui l’écoute, au point de changer sa vie. Marketing, coaching, thérapie, management, politique, éducation… quel que soit votre intérêt, découvrez le storytelling par les biais de trois exemples savoureux, à la façon Milton Erickson. Le maître de l’hypnose conversationnelle (cela méritait bien un portrait à la Andy Warhol).

Aujourd’hui, dans cet article, j’inaugure une nouvelle thématique : les histoires de Milton Erickson – le fondateur de l’hypnose conversationnelle.

Ainsi donc, par le biais de ces trois exemples d’histoires tirées du livre Ma voix t’accompagnera (éditions HG), découvrez le pouvoir du storytelling en action avec un maître de l’hypnose conversationnelle.

Car tôt ou tard, vous réaliserez que maîtriser le pouvoir des histoires va transformer votre vie de communiquant – ainsi que celle de vos proches.

Vous êtes parent, enseignant, manager, marketer, politicien, coach, thérapeute ? Prenez le temps quelques minutes pour couper toute source d’interruption. Posez-vous. Respirez et… en route Alice, au Pays des Merveilles.

Et si nous retrouvions notre âme d’enfant par le biais de ces trois exemples de storytelling très intéressant ? Clic. C’est parti !

Premier exemple de storytelling : la croissance

Le fils d’Erickson, Lance, entra dans le bureau et lui dit : « Est-ce que je serai toujours comme un échalas ? » Il était très élancé, très grand, très mince.

Erickson répondit : « Ta destinée d’adolescent est d’être un échalas. Et tu verras, un jour, tu entreras dans mon bureau en me tendant ta veste en me disant « Tu peux nager dedans, papa. »

Et un jour, il pénétra dans le bureau de son père avec une grimace sur le visage, lui tendit sa veste et dit : « Tu peux nager dedans, papa. » Milton Erickson enfila la veste de son fils, les manches étaient trop longues. Elles lui couvraient les mains, et les épaules étaient trop larges.

Voyez-vous cher lecteur, dans ce premier exemple de storytelling, Erickson utilise un moyen qui semble négatif, mais il en souligne l’aspect positif. Dans chaque aspect négatif, il peut trouver un aspect positif.

Tout bon thérapeute (ndlr : ou coach ou parent ou…) doit savoir faire ça. Erickson le fait tout simplement mieux que la plupart des autres.

Dans ce 1er exemple de storytelling, Erickson trouve en effet le moyen génial de transformer le fait d’être un échalas en celui d’être plus grand que Papa. C’est ce que l’on appelle le recadrage.

Et il sait que c’est ça qui provoquera une bonne réaction chez son fils. Lance espère le moment où il sera plus grand que papa, jusqu’au moment où Papa nagera dans la veste de Lance.

Alors, que vous inspire cette histoire ?

Voyez-vous de quelle façon magistrale s’y prend Milton Erickson pour transformer la perception de la réalité par le biais de ce magnifique recadrage ?

Continuons notre périple sur le pouvoir du storytelling avec ce deuxième exemple. Découvrez en effet comment le génial fondateur de l’hypnose conversationnelle s’y prenait pour utiliser l’art du paradoxe hypnotique. Paradoxe hypnotique ?

Souvenez-vous-en. En effet, si vous avez déjà lu le livre Maîtrisez l’hypnose conversationnelle, vous avez sans doute pris connaissance de l’utilité du paradoxe hypnotique.

Quelle est-elle ? Hé bien, tout simplement celui d’aller dans le sens d’une objection ou d’une résistance… pour mieux la surmonter.
Illustration grandeur nature, par le sage de Phoenix (Milton Erickson). Ouvrez grand les oreilles, car c’est du caviar.

Deuxième exemple de storytelling : être à la mode

En rentrant de l’école, la fille d’Erickson lui dit « Papa, à l’école, toutes les filles se rongent les ongles, et je veux être à la mode. »
« Tu as tout à fait le droit d’être à la mode », lui répondit Milton Erickson.

« Je pense que la mode est très importante pour les filles. Tu es bien loin derrière ces filles. Elles ont beaucoup d’entrainement. Je crois que pour toi, la meilleure façon d’être à la hauteur, c’est de t’assurer quotidiennement que tu te ronges bien les ongles….

… Je crois que si tu te ronges les ongles un quart d’heure, trois fois par jour (je vais te donner une montre), tous les jours à telle ou telle heure, tu pourras tenir la distance. »

Elle commença d’abord avec enthousiasme. Puis elle s’est mise à commencer plus tard et à terminer plus tôt. Puis un jour elle a annoncé « Papa, je vais lancer une nouvelle mode à l’école – les ongles longs. »

Dans ce deuxième exemple de storytelling, en rejoignant son patient dans son désir d’être dans le vent, (calquage et conduite), Milton Erickson transforme le comportement à la mode, en épreuve. Il approche souvent les symptômes de cette façon – en rendant bien plus ennuyeux leur conservation que leur abandon.

Vous serez aussi peut-être intéressé de lire :   Pourquoi cet exemple de storytelling hypnotique rendra votre communication plus impactante

Voyez-vous, cher lecteur comment fait-on pour utiliser l’art du paradoxe hypnotique à son apogée. Passons à l’histoire numéro trois, voulez-vous.

Troisième exemple de storytelling : la mouche qui se tapait la tête contre la vitre

Dans ce troisième exemple de storytelling, observez comment Erickson s’y prend pour transformer la façon de penser d’une personne en prise avec un problème – apparemment – insoluble. C’est du caviar.

Un jour, alors qu’il était en cours avec ses élèves de la faculté de médecine, Erickson remarquait qu’un de ses élèves semblait visiblement bloqué sur un problème tenance durant un exercice.

Voyant que son élève revenait sans cesse à la charge en tentant de résoudre son problème de la même façon infructueuse, Erickson le stoppa net et lui dit :

« Comment faites-vous pour aller d’ici à la pièce voisine ? «  D’abord surpris, l’élève lui répondit : « D’abord, il faut se lever. Puis faire un pas… »

Erickson l’interrompit aussitôt : « Citez toutes les façons possibles pour aller d’ici à la pièce voisine. »

« En courant, en marchant, en sautant, à cloche-pied, en faisant des sauts périlleux. En sortant par cette porte, puis en allant hors de la maison, et en entrant par une autre porte dans la pièce voisine. On peut aussi passer par la fenêtre si l’on veut… »

Erickson lui répondit :
« Vous prétendez sans doute être exhaustif, mais vous avez fait une omission majeure. Moi en général, je commence par cet exemple. Si je voulais me rendre d’ici à la pièce voisine, je sortirais par cette porte, prendrais un taxi pour l’aéroport…

… J’achèterais un billet pour Chicago, New-York, Londres, Rome, Athènes, Hong Kong, San Francisco, Dallas, Phoenix, et puis je reviendrais en limousine, j’entrerais dans le cour qui se trouve derrière, et ensuite je prendrais le portail de fond, et alors la porte derrière, et enfin dans la pièce voisine…

…Et vous n’avez pensé qu’à des mouvements en avant ! Et pourquoi pas à reculons, hein ? Et pourquoi pas en rampant ? »

L’étudiant, bouche ouverte et sidéré, ajouta « Ou alors en glissant sur le ventre. » Il ne dit plus un mot, se remis à sa place. Dans le quart d’heure qui suivit, il trouva la solution créative à son problème.

Magie ? Vaudou ? Non. Pouvoir d’une histoires bien ficelée façon Erickson. Donc, la prochaine fois que vous remarquez l’un de vos proches buter sur un problème – comme une mouche contre une vitre – réjouissez-vous !

Demandez-lui : « Comment ferais-tu pour aller d’ici à la pièce voisine ? » Attendez sa réponse. Puis ajoutez « Tu prétends sans doute avoir fait le tour de la question, mais tu as oublié une chose majeure. Moi en général, je.. »

La suite, vous la connaissez. Observez. Puis savourez le résultat.

Voyez-vous cher lecteur, comment ces histoires courtes ont pourtant le pouvoir d’impacter celle ou celui qui les écoute ? Quelque soit votre situation ou votre métier, lancez-vous dans l’art du storytelling avec ces trois exemples. Observez. Pui savourez le résultat. Vous n’en croirez pas vos oreilles.

Et quand on vous demandera comme vous avez fait pour obtenir ces résultats étonnants, vous répondrez en bombant le torse :
– Connais-tu l’histoire de…
– Non ?
– Hé bien c’est l’histoire de…

Utilisez ces exemples. Puis savourez le pouvoir des histoires autour de vous. Il y a de la magie dans l’air. Vous verrez. Cher lecteur, avant de conclure cette article sur le storytelling, une seule chose à vous dire : je vous laisse, j’ai un lapin de Pâques à retrouver maintenant 🙂